About

Né en 1987 à Adelaide (Australie)
Vit et travaille à Paris
 
Formation
Diplômé en Architecture d’Intérieur – Ecole Supérieure des Arts Appliqués de Toulouse
Licence en Art Plastiques – Paris I Panthéon Sorbonne
Licence en Design et Environnement – Paris I Panthéon Sorbonne
Expositions
2019  (à venir) Adults Only (group show) – Galerie Biesenbach, Cologne, Allemagne
2018  (à venir) Fotofever Art Fair – Galerie Intuiti, Carrousel du Louvre, Paris
.         Summer Group Show – Galerie Intuiti, Paris
.         Salo VI (salon de dessin) – Paris
.         DDessin– Galerie Intuiti, Atelier Richelieu, Paris
2017  Summer Show – Galerie Intuiti, Paris
2011  Impostures – Espace des Arts Sans Frontières, Paris
2010  Mauvais Genre(s) – Espace des Arts Sans Frontières, Paris

///

A propos des séries

Back in the 1920’s

La série Back in the 20’s interroge la notion de proxémie – rapport à l’espace matériel théorisé par Edward T.Hall –. En offrant un double regard sur ces photographies de charme des années 20, ces clichés tirés à des milliers d’exemplaires deviennent alors uniques.

L’intervention sur la photographie par le biais du dessin offre une transition de la sphère publique vers la sphère intime. En guidant le regard du spectateur, ce qui apparait au premier regard comme une tâche laisse progressivement place à une composition nouvelle à l’aspect mécanique et hypnotique.

La trame habillant ces corps dénudés est constituée de milliers de cercles tracés à la main dont le rendu texturé est souvent interprété comme une production numérique.

La représentation intime de la nudité devient alors socialement plus acceptable en acquérant une dimension formelle, décorélée de la représentation subversive de la photo de charme.

Pixels

Point élémentaire d’une image numérisée. Un pixel peut être représenté par un seul bit (noir ou blanc) ou plus souvent par 8,16,voire 32 bits (qui peuvent contenir des informations sur la couleur, la texture, la transparence, etc.).

Avec la série Pixels, la photo de charme reste le point de départ d’un travail visant démultiplier une image dont l’intervention o re un double point de vue sur celle-ci. Une section de la photographie est décomposée en carrés de 6x 6mm puis ré-assemblés à la main a n de troubler la vision du spectateur sur une partie donnée.

A partir d’une photographie originale numérisée en haute définition puis tirée, celle-ci subit un transfert de l’objet matériel vers le numérique pour redevenir matériel. Le processus de découpe s’apparente à un procédé informatique (pixellisation) venant renforcer l’analogie immatériel-matériel.

De fait, ce qui publiquement ne peut être montré l’est ici.
En effet, tous les éléments de la photographie d’origine restent présents et donc visibles par l’oeil bien que troublés par l’intervention sur la photographie.

Inked Magazines

Quand l’anthropologue américain Edward T.Hall fait état de la notion de proxémie dans son ouvrage intitulé«La Dimension Cachée (1)», il nous présente une étude sur la distance d’interaction d’échange entre les personnes. Cette distance variant de la sphère publique —supérieure à 3,6m quand on parle en public ou que l’on interpelle– à la sphère intime –inférieure à 45cm quand l’on chuchote ou que l’on embrasse quelqu’un–.

La série Inked Magazines reprend cette notion de proxémie avec pour but d’offrir un double regard sur l’objet, ici une image de magazine de charme des années 70, tiré à des milliers d’exemplaires, cet objet commun devient alors unique. L’intervention sur l’image par le biais du dessin offre une transition de la sphère publique vers la sphère intime guidant le regard du spectateur de ce qui parait être un tache au premier abord vers ce qui est en réalité une composition concentrique à très petite échelle.
Dans une société ou la rapidité est synonyme de gain, ce travail propose de perturber les codes mettant en avant une pratique où le geste répétitif, minutieux, à la lisière d’un comportement compulsif –à l’instar de Roman Opalka dont le but a été d’inscrire la trace d’un temps irréversible – permet de mieux cacher pour révéler.

Les formes habillant ces corps dénudés sont constitués de milliers de cercles tracés à la main pour un rendu souvent interprété comme résultant d’une manipulation informatique bien que ces créations ne soient pas le résultat d’une quelconque machine.

Quand Roland Barthes nous expose dans son ouvrage « La Chambre Claire (2)» l’idée du ‘punctum’ –mot latin désignant un petit trou, une piqûre, une déchirure – nous pouvons dès lors regarder l’imperfection de ce détail comme le fruit du hasard qui guide le regard du spectateur.

Inspiré par des artistes tels que Felice Varini ou encore Georges Rousse dont la pratique consiste en partie à imposer un seul point de vue ramenant tous les éléments au premier plan par le principe d’anamorphose, la série des Inked Magazines avec ses formes quasi-tatoués sur ces corps proposent un point de vue autre au spectateur.

Ce travail tente de mettre en péril l’automatisme selon lequel nous sommes conditionnés à passer à autre chose dès lors que l’œil n’a pas détecté ce ‘punctum’. Cette série propose un voyage entre les différentes sphères ou l’objet intime devient public ou la nudité devient tout à coup socialement plus acceptable.

(1) Edward T. Hall, La Dimension cachée [« The Hidden Dimension »], Paris, Seuil, (1re éd. 1971 en français, 1966 en anglais)
(2) Roland Barthes, La chambre claire : Note sur la photographie, Paris, Seuil, 1980